Dans la vie, l’être humain est naturellement confronté à une forme de compétition : compétition pour la réussite matérielle, sociale, intellectuelle… Pourtant, le Coran réoriente profondément cette notion. La véritable compétition n’est pas celle des richesses ou du statut, mais celle de la foi, des bonnes œuvres et de la piété. Car si les croyants sont promis au salut, ils ne sont pas pour autant égaux entre eux : chacun doit faire de son mieux pour mériter le plus haut degré au Paradis.
Une vie d’épreuve entre croyance et mécréance
Le Coran rappelle que l’existence terrestre est un test qui distingue ceux qui croient de ceux qui ne croient pas :
« Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver et de savoir qui de vous est le meilleur en œuvre. »
(Sourate Al-Mulk, 67:2)
La réussite véritable n’est donc pas liée à l’abondance matérielle, mais à la qualité des actions et à la sincérité de la foi.
Allah précise également que les croyants ne sont pas comparables aux non-croyants :
« Est-ce que celui qui est croyant est comparable à celui qui est pervers ? Non, ils ne sont point égaux. »
(Sourate As-Sajda, 32:18)
La première distinction dans cette « compétition » est donc celle de la foi elle-même.
Les croyants ne sont pas tous au même niveau
Même parmi les croyants, il existe des degrés. Le Coran insiste sur le fait que la piété, l’effort spirituel et les bonnes actions élèvent les rangs auprès d’Allah :
« Ils ont des degrés auprès d’Allah selon ce qu’ils ont fait. »
(Sourate Âl-Imrân, 3:163)
Et encore :
« Les plus nobles d’entre vous, auprès d’Allah, sont les plus pieux. »
(Sourate Al-Hujurât, 49:13)
Ainsi, la véritable supériorité n’est ni raciale, ni sociale, ni économique — elle est spirituelle.
Une invitation explicite à rivaliser dans le bien
Le Coran ne condamne pas la compétition en soi. Au contraire, il encourage une compétition saine : celle des bonnes œuvres.
« Rivalisez donc dans les bonnes actions. »
(Sourate Al-Baqarah, 2:148)
Plus encore, Allah appelle les croyants à une course vers Son pardon et vers le Paradis :
« Et courez vers le pardon de votre Seigneur et vers un Paradis aussi large que les cieux et la terre, préparé pour les pieux. »
(Sourate Âl-Imrân, 3:133)
Cette image de la course montre l’urgence et l’effort requis : il ne suffit pas de croire passivement.
La compétition pour les plus hauts degrés du Paradis
Le Coran évoque aussi l’existence de différents niveaux de récompense dans l’au-delà. Les croyants sont invités à aspirer au meilleur :
« Pour cela, que les concurrents rivalisent. »
(Sourate Al-Mutaffifîn, 83:26)
Ce verset décrit les délices du Paradis et conclut en encourageant explicitement la compétition pour les obtenir.
De même :
« Ceux-là sont les rapprochés d’Allah, dans les Jardins des délices. »
(Sourate Al-Wâqi‘a, 56:10-12)
Certains croyants seront simplement sauvés, d’autres seront parmi les plus proches d’Allah.
Conclusion : la vraie réussite
Selon le Coran, la vie n’est pas une compétition pour dominer les autres, mais une course personnelle vers la proximité divine. Les non-croyants peuvent réussir matériellement ici-bas, mais la réussite ultime appartient aux croyants. Toutefois, même parmi eux, seuls ceux qui font preuve de sincérité, de constance et d’efforts atteindront les plus hauts degrés.
La véritable question n’est donc pas : « Qui est le plus riche ou le plus célèbre ? »
Mais plutôt : « Qui est le meilleur en œuvres et en piété ? »

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