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jeudi 8 janvier 2026

« Inch’Allah » : plus qu’une formule, une posture intérieure

Nous disons souvent inch’Allah presque machinalement.
Par habitude, par culture, parfois même par politesse.
Mais le Coran nous rappelle une réalité bien plus profonde derrière ces deux mots.

« Et ne dis jamais, à propos d’une chose : “Je la ferai sûrement demain”, sans ajouter : “Si Allah le veut”. » Coran Sourate 18 verset -23-24

Pourquoi cette précision est-elle si importante ?

Parce qu’elle touche à une illusion très humaine :
celle de croire que nous maîtrisons le futur.

Dire « je ferai » semble anodin. Pourtant, personne ne peut garantir qu’il verra demain, que les circonstances resteront favorables, ou que ses forces seront les mêmes. La vie nous le rappelle sans cesse : un événement imprévu suffit à bouleverser les plans les plus solides.

Inch’Allah n’est donc pas un refus d’agir.
Ce n’est pas une excuse pour l’inaction.
C’est une reconnaissance lucide de nos limites.

Dire inch’Allah, c’est affirmer deux choses à la fois :

* l’intention sincère d’agir,
* et l’humilité face à ce qui nous dépasse.

C’est un équilibre rare entre volonté et abandon.

Dans un monde qui glorifie le contrôle absolu, inch’Allah nous apprend une autre forme de force : celle de planifier sans arrogance, d’espérer sans certitude, d’agir sans prétendre tout posséder.

Ce verset ne nous interdit pas de faire des projets.
Il nous invite à ne pas faire du futur une propriété personnelle.

Dire inch’Allah, c’est se rappeler que le temps, la réussite, la santé et même la volonté d’agir sont déjà des dons. Et que reconnaître cette dépendance n’affaiblit pas l’être humain — elle l’apaise.

Peut-être que le vrai sens de inch’Allah n’est pas : « Si cela arrive »,
mais plutôt : « Je ferai de mon mieux, et j’accepte que le résultat ne m’appartienne pas entièrement. »

Et parfois, cette simple phrase suffit à transformer l’anxiété en confiance.


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