Il existe des choses que l’on peut apprendre, accumuler, répéter. Et puis il y a la sagesse.
La sagesse ne s’impose pas, ne se réclame pas, ne s’affiche pas. Elle se reçoit.
Un verset du Coran dit : « Il donne la sagesse à qui Il veut. Et celui à qui la sagesse est donnée, vraiment, c’est un bien immense qui lui est donné. Mais seuls les doués d’intelligence s’en souviennent. » (Sourate 2)
Pourquoi la sagesse est-elle décrite comme un don, et non comme un simple résultat de l’effort intellectuel ?
Parce que l’intelligence seule peut accumuler des informations, mais la sagesse transforme la manière de vivre.
La sagesse, ce n’est pas tout savoir.
C’est savoir quoi faire avec ce que l’on sait.
On peut être très instruit et pourtant répéter les mêmes erreurs. À l’inverse, certaines personnes, avec peu de mots et peu de théorie, savent écouter, patienter, choisir le bon moment pour parler ou se taire. Elles comprennent ce qui compte vraiment. Cela, aucune bibliothèque ne peut le garantir.
Le verset rappelle aussi une chose essentielle :
tout le monde ne reconnaît pas la valeur de la sagesse.
Dans un monde qui valorise la vitesse, la performance et l’opinion immédiate, la sagesse paraît parfois lente, discrète, presque invisible. Elle demande du recul, de l’humilité et une capacité à se remettre en question — des qualités rares.
C’est peut-être pour cela qu’il est dit que seuls les doués d’intelligence s’en souviennent. Non pas une intelligence arrogante, mais une intelligence éveillée : celle qui comprend que le vrai gain n’est pas toujours matériel, que le vrai pouvoir n’est pas toujours visible, et que la vraie richesse commence à l’intérieur.
La sagesse n’est pas un luxe spirituel.
C’est un bien immense, parce qu’elle éclaire les choix, apaise les conflits et donne du sens même aux épreuves.
Et si, au lieu de chercher à tout comprendre, nous cherchions d’abord à devenir capables de reconnaître la sagesse… lorsqu’elle se présente ?

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